La naissance du bourg - XIIIe

Le  XIIIe  siècle : la naissance du bourg de Montfaucon.

Parmi les grands seigneurs de Montfaucon, Amédée III (1228-1280), qualifié de grand baron, de rassembleur de terres, occupe une place privilégiée, car son principat semble correspondre à l’apogée du lignage.

Grâce à son alliance avec Jean de Chalon et à l’appui de son frère Thierry, comte de Montbéliard, il réussit à établir sa domination sur les plateaux enserrés dans la grande boucle du Doubs, en contrôlant toute une série de forteresses, de Vuillafans à Saint-Hippolyte, de Vercel à Roulans. C'est probablement lui qui a transféré le château sur son emplacement actuel,  Dans la construction du nouveau Montfaucon, Amédée recourt à l’emploi de la pierre qui se généralise (donjon, courtines ou mur d'enceinte), mais il ne peut terminer le chantier, puisqu’en en 1300, son successeur, Gauthier emprunte à l'archevêque de Besançon une forte somme d'argent pour achever la fortification du château.

C’est aussi au temps d’Amédée le grand baron que naît le premier village de Montfaucon, voulu par lui comme point d'ancrage de la population, sous la forme d'un hameau fortifié (dit bourg), blotti au pied du château fort et entouré d’une enceinte murale. Attesté au milieu du XIIIe siècle, ce bourg subsistera jusqu'au XIXe siècle et l’on peut encore découvrir ses vestiges partiellement enfouis sous la végétation forestière.

 

 

L'importance et la réussite du Bourg sont confirmées en 1311 par la création d'une église paroissiale, à la demande des seigneurs de Montfaucon eux-mêmes.

La léproserie de la Malate

Dernière nouveauté de ce XIIIe siècle : en 1222 est cité pour la première fois un autre lieu d’implantation humaine : la léproserie de l'Arc destinée à abriter les malades contagieux que l’on tenait éloignés de la ville de Besançon ; elle était d’ailleurs rattachée à cette cité et donnera son nom au hameau actuel de La Malate, ou maladrerie, terme usité au Moyen Age pour désigner une léproserie. En tant qu’établissement hospitalier, elle fonctionne jusqu’à la fin du Moyen Age, époque où elle fut transférée à La Vèze. Dès lors s’estompa progressivement le souvenir des lépreux, comme lieu peu fréquentable, au profit d’un emplacement favorable au bord de la route de Besançon à Morre ou à Chalezeule, avec l’apparition d’une maison seigneuriale, dite la maison de l’Arc de La Malate qui se substitua progressivement au château à l’époque moderne, comme centre de gestion domaniale.



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