Le déclin (du XIVeme au XVIIeme siècle

Du XVe au XVIIe siècle : un lent déclin

 

A la fin du XVe siècle, toute la région subit le contrecoup de la guerre que se livrent Charles le Téméraire, duc et comte de Bourgogne et Louis XI, roi de France.

Le 8 août 1479, le château tombe entre les mains des troupes françaises : est-il démoli, comme le prétend la tradition qui attribue à Louis XI la destruction de la plupart des châteaux comtois ? En réalité, s’il a pris possession des lieux, le roi ne fait que démanteler une partie de la forteresse, c’est-à-dire la démilitariser : on enlève l’artillerie, on arase le sommet des remparts, on fait sauter l’entrée, bref on le rend stratégiquement inutilisable sans le détruire totalement.

Le château perd peu à peu ses fonctions militaires pour n’être plus qu’un centre administratif où l’on rend la justice, où l’on perçoit dîmes et redevance.

En 1552, un incendie détruit l’église paroissiale du Bourg, ce sont les vestiges de la nouvelle église que l’on peut encore voir sur place, au cœur de l’ancien bourg.

La terrible guerre de dix Ans (1634-1644) qui a ruiné la Franche-Comté, laisse des traces profondes à Montfaucon. Elle provoque une chute brutale de la population, tant à cause de la guerre que des famines et épidémies.

Cette hécatombe s’accompagne inévitablement d’une crise économique (manque de main d’œuvre) et entraîne l’abandon de certaines terres cultivées ainsi que la désorganisation du système domanial.

Elle accélère le déclin de l’ancien Montfaucon : le château, totalement abandonné, ne tarde pas à tomber en ruines, tandis que le bourg se vide de plus en plus avec le transfert progressif de la population vers le village actuel.

 

 

Ce transfert de la population coïncide avec nouvelle vocation de l’économie montfalconaise : jusque-là les activités exclusivement rurales étaient tournées vers une polyculture vivrière associant céréales, élevage (vaches et moutons), viticulture. Si les deux premières fonctions se maintiennent pour assurer la subsistance des habitants, la troisième prend de plus en plus d’importance, parce que plus rentable ; effectivement les vignes soigneusement recensées et cartographiées, avec le montant de leur redevance en raisin ou en vin : la plupart des lieux dits actuels (Chevriot, les Vaucevins, les Pendeurs, les Gloriolles, Champ l’Ognon, etc.) correspondent à des terroirs viticoles de cette époque ; les seigneurs de Montfaucon ont eux-mêmes leur propre vignoble sans compter les redevances en raisin ou en vin qu’ils perçoivent sur les exploitations et qu’ils rassemblent dans un grenier du bourg ou dans leur maison dite de l’arc de la Malate.

 

 

 

Vignes et forêts à Montfaucon au XVIIIeme siècle d'après le cadastre de 1834

 

 



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