Château : une forge?

Une forge?

 

Le visiteur (ou l'assaillant) arrive à pied au château en empruntant un escalier ou une rampe en bois appuyés sur le rocher: les modalités précises nous manquent en réalité pour imaginer l'organisation des derniers mètres entre le bourg ou la cour basse et l'accès à la butte.

Il rencontre d'abord à sa droite une tour à un ou deux niveaux.

 

Au sommet de l’escalier la fouille de l’espace entre les murs d’enceinte et le rocher a révélé un petit bâtiment rectangulaire adossé au mur ouest (espace 14) Les seules traces d'organisation des élévations sont celles du mur d'enceinte lui-même. Une étroite ouverture verticale y est percée au milieu du bâtiment, faisant songer à une meurtrière, mais la forme de l'appui, en escalier vers l'intérieur est plutôt caractéristique des jours éclairant une cave. La niche aménagée à sa droite évoque de même les placards conservés dans d'autres caves de châteaux de la région.

 

Pour ce bâtiment, deux fonctions différentes peuvent être envisagées.

Le sol en terre, avec son épaisse couche de cendres, les traces de feu sur les murs et sur le fragment de sol rocheux, les éléments d'arbalètes enfin, font d'abord penser à la présence éventuelle d'une forge. La singularité du lieu ne plaide pas en faveur de cette hypothèse: ce type d'activité se situe soit dans le château lui-même, soit plutôt dans la basse cour, pour être proche de l'écurie et des outils agricoles à entretenir et loin du logis en raison des dangers intrinsèques d'incendie.

 

La position générale pourrait aussi en faire une sorte de tour de guet avancée, avec un rez-de-chaussée quasi aveugle, éclairé par une simple fente de jour. Les traces de feu, y compris la cendre, seraient de ce fait liées à un incendie déjà noté pour la porterie et le bâtiment contigu.

 

 



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