Château : le logis 1B - un jardin?

Le logis 1B - Un jardin?

 

Dans la suite des espaces du nord au sud une deuxième pièce apparaît dont la fonction première – courette ou pièce – n'est pas assurée.. Elle sert en tout cas de passage avec une porte centrée pour chacun des murs correspondants. La porte de la pièce Nord très large est équipée d'un système de verrouillage en bois : Il est possible qu'un accès direct ait aussi existé un temps depuis la cour haute adjointe à la porterie. L'ampleur même du bouchage observable fait plus penser à un porche qu' à une porte. Elle dispose enfin d'un point d'eau dont la position est idéale pour les usages domestiques des deux pièces adjacentes. Il s'agit de fait d'une citerne, creusée dans la barre rocheuse. Elle est alimentée par l'eau de pluie du toit de la porterie au moyen d'une conduite passant sous le sol de cet espace central.

Cet espace centré est transformé dans un second temps en un patio isolé de l'entrée, servant de jardinet. En effet les portes sont bouchées au sud et à l'est ou réduite au nord ; le passage d'un bâtiment à l'autre se fait toujours mais avec une nouvelle porte au sud donnant sur un passage dallé longeant la paroi est du patio .Le reste de l'espace est désormais occupé par une couche de terre noire délimitée par un muret bas en pierres sèches. L'usage de la citerne est conservé et même sans doute amélioré : alors que dans le premier état elle ne disposait sans doute pas de margelle, la réduction de la porte l'autorise désormais. L'accès à l'eau est en tout cas complété par un bassin  monolithe ( récupéré parmi les sarcophages résiduels du cimetière du bourg). Enfin l'ensemble – margelle et bassin – est disposé dans la réservation en forme de grandes arcades d'un nouveau mur construit contre le bâtiment au nord. Cette fonction de jardinet sous réserve d'une fouille à venir n'est pas incompatible avec le mode de vie courtois chanté ou peint à la fin du Moyen Âge qui se passe à deviser entre jeunes gens dans un espace clôturé, fleuri ou ombragé, agrémenté d'une fontaine. L'hypothèse d'un jardinet  est confortée par l'absence d'éléments de couverture  (tuiles, lauzes)  dans les gravats superficiels.

Si cet espace bucolique est un stéréotype de la vie médiévale, il n'est pourtant que rarement observé par l'archéologie.

 

 

 

 

 



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